Mercredi 23 septembre 2009
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18:50
Comment est née la pochette de Strange Days ?
Jim Morrison : Je détestais la pochette du premier album. Alors, j'ai dit : "Je ne veux pas être sur cette pochette. Où est ce truc ?
Mettons une jolie minette, je ne sais pas. Mettons un pissenlit ou un dessin. Le titre, Strange Days, nous est venu et tout le monde a dit ouais, parce que nous en étions là, c'était ce qui
arrivait. Cela collait si parfaitement.Au début, je voulais qu'on nous voie dans une pièce, entourés d'une trentaines de chiens, mais c'était impossible, parce qu'on ne savait pas où dénicher tous
ces chiens et tout le monde disait : " Des chiens, pourquoi veux-tu des chiens ? " J'ai répondu que c'était symbolique, que cela donnait une image parfaite de Dieu. [Rires.] Finalement, on a laissé
tomber, et le directeur artistique et le photographe s'en sont occupés. Mais on voulait quelque chose d'exceptionnel, et on l'a trouvé avec cette espèce de foire ambulante. Ca avait quelque chose
d'européen. C'était mieux que d'avoir nos putains de visages sur la pochette.
Quelle place ont les albums pour toi en tant que formes artistiques ?
Jim Morrison : Je crois qu'ils ont remplacé les livres. Vraiment. Les livres et les films. Un film, tu le vois une fois ou deux, et
peut-être une fois encore à la télévision. Mais un putain d'album, mec, ça a plus d'influence qu'aucune autre forme d'art. Tout le monde en a. Tu peux avoir une quarantaine d'albums chez toi et les
écouter cinquante fois, comme ceux des Stones ou de Dylan. On n'écoute plus beaucoup les Beatles, mais il y a pourtant certains albums qu'on se repasse sans arrêt. Tu mesures tes progrès
mentalement par rapport à tes disques, comme quand tu étais jeune, tu écoutais Harry Belafonte, tu sais, Calypso, Fats Domino, Elvis Presley.
Les Doors ne travaillent plus que pendant les week-ends maintenant, non?
Jim Morrison : Non, pas vraiment. Je crois qu'on travaille beaucoup. Plus qu'on ne le pense généralement. Après le [Hollywood] Bowl, par
exemple, on va au Texas, puis à Vancouver, à Seattle, et nous faison un saut sur la côte Est, Montréal, et j'en passe. On s'arrête trois semaines en août pour le film, et puis on va en Europe. Mec,
on travaille comme des dingues !
Interview réalisé par John Carpenter, été 1968.
SUITE BIENTOT...!!
Par James Phoenix
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